Ce que l'on sait des suppressions d'emploi chez Air France
La compagnie aérienne confirme qu'elle prépare un plan pour améliorer sa compétitivité. Mais elle dément le chiffre de 5000 suppressions évoqué par la presse et se refuse à faire la moindre annonce officielle avant fin juin.
Facebook: la bulle de retour sur le Nasdaq?
Facebook est tombé à 34 dollars pour son deuxième jour de cotation. Sa valorisation n'était-elle qu'un mirage pour investisseurs pigeons? Bonne ou mauvaise nouvelle pour ceux qui craignent le retour de la bulle internet ? Décryptage.
L'antitrust européen lance un ultimatum à Google
Mise en demeure ou invitation à régler les problèmes à l'amiable? Dans une lettre envoyé au patron de Google, le commissaire européen à la concurrence explique en substance qu'il lui suffit de reconnaître ses erreurs et de s'amender pour échapper aux sanctions financières. Sinon...
Ces salaires de patrons menacés par le plafonnement dans le public
Le gouvernement vient d'annoncer son intention d'aller vite sur le plafonnement des salaires des dirigeants des entreprises publiques. Reste à savoir comment seront choisies les entreprises finalement concernées. Voici en attendant le palmarès des rémunérations des patrons des entreprises à capitaux publics.
Les dernières trouvailles des économistes pour régler le cas grec
L'utilisation d'une nouvelle monnaie, créée de toutes pièces, pourrait alléger la facture liée à la Grèce, que celle-ci sorte ou non de la zone euro. Si officiellement, personne à la tête de l'Europe ne planche sur le scénario de la sortie de la Grèce, en coulisse, les idées fusent.
Un scooter des mers électrique
Une société propose de commercialiser un scooter des mers électrique. De quoi peut-être satisfaire les éco-citoyens amateurs de sports nautiques.
Eurocopter affronte à son tour un problème de fissures
Après Airbus, c'est une autre filiales d'EADS qui est dans le viseur des autorités. L'Agence européenne de sécurité aérienne a requis des inspections sur les rotors de l'EC135, l'un des modèles phares d'Eurocopter.
Facebook coule dès son deuxième jour de cotation
Le titre Facebook chutait de 11% lundi, pour son deuxième jour de cotation sur le Nasdaq, à 34 dollars, soit largement au dessous de son cours d'introduction de 38 dollars. Pas vraiment surprenant.
Bruxelles lance un ultimatum à Google
La Commission européenne enjoint Google de prendre des mesures "dans les prochaines semaines" afin de répondre aux préoccupations d'abus de position dominante dans les domaines de la recherche et de la publicité. Sinon... Google risque la sanction financière.
Filippetti veut réformer le CSA avant la fin de l'année
La ministre de la culture et de la communication a annoncé ce lundi une réforme de la désignation des membres du Conseil supérieur de l'audiovisuel censée lui permettre de nommer en toute indépendance les patrons de l'audiovisuel public. La fusion RFI-France 24 n'a également pas échappé aux critiques de la ministre.
L'Europe veut doper sa croissance avec des "project bonds"
La mise en place d'obligations liées à des grands projets d'infrastructure pourrait être décidée lors du sommet européen de mercredi. Les mesures concernant la Grèce, en revanche, attendront le résultat des élections du 17 juin.
Par un arrêt rendu le 15 mai, le Conseil d’Etat vient de surseoir à statuer et de prononcer le renvoi préjudiciel devant la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) sur la question de la qualification de l'arrêté tarifaire du 17 novembre 2008 en tant qu'aide d’Etat.
L’Etat, en défense dans ce dossier, a rappelé que l’arrêté tarifaire avait bien été communiqué, par la France, à la Commission européenne, au même titre que les autres outils de soutien aux énergies renouvelables, notamment dans le cadre du Plan d’action national, premier document remis par les Etats membres à la Commission durant l’été 2010, à la suite de l’adoption de la directive européenne relative à la promotion et à l’utilisation des énergies renouvelables.
Fabrice Cassin, avocat associé chez CGR Legal et par ailleurs vice-Président de France Energie Eolienne (FEE), la branche éolien du Syndicat des Energies Renouvelables (SER) donne son analyse sur cette décision, maintenant l'incertitude sur la filière éolienne tant que la CJUE ne se sera pas prononcée et cela pourrait prendre deux ans...
Le Conseil d'Etat a retenu que la question est de savoir « si, compte tenu du changement de mode de financement de la compensation des surcoûts imposés à Electricité de France et aux distributeurs non nationalisés à raison de l'obligation d’achat de l'électricité produite par les installations utilisant l'énergie mécanique du vent à un prix supérieur au prix de marché de cette électricité (…), ce mécanisme doit désormais être regardé comme une intervention de l'Etat au moyen de ressources d’Etat au sens et pour l'application des stipulations de l'article 87 du traité instituant la Communauté européenne ». Dans la mesure où il s'agit d'une question « déterminante pour la solution du litige » et qu'elle « présente une difficulté sérieuse », la CJUE doit donner son interprétation des textes.
Le Conseil d’Etat s'est ainsi référé aux évolutions de la jurisprudence de la CJCE sur les aides d'Etat, ainsi qu'il ressort de l'arrêt du 17 juillet 2008 (aff. C-206/06, Essent Netwerk Noord BV), et aux évolutions du mécanisme français de compensation de l'acheteur public de l’électricité produite par les installations éoliennes.
Le Rapporteur public, au cours de l'audience du 12 mars 2012, avait considéré que ces évolutions conduisaient à qualifier le mécanisme de soutien mis en place par l'arrêté tarifaire d'aide d'Etat dès lors que la CSPE est désormais financée non plus par les seuls producteurs, fournisseurs et distributeurs mais par les consommateurs d'électricité. L'Etat aurait la maîtrise de tels fonds issus d’un prélèvement de caractère obligatoire. En l'absence de notification d'une telle aide à la Commission européenne, le magistrat avait conclu à l'illégalité de la procédure d'adoption de l'arrêté.
Dans une note en délibéré, le Ministère avait expressément demandé que le Conseil d'Etat saisisse la CJUE de cette question, ce qui paraît avoir fait douter le Conseil d'Etat qui n'a eu d'autre choix que de renvoyer cette question délicate à la juridiction communautaire.
Cette décision maintient donc l'incertitude tant que la CJUE ne s'est pas prononcée.
On doit regretter que la décision de la CJCE de juillet 2008 sur laquelle le Conseil d'Etat s'est appuyé a été rendue avant que cette même juridiction ne se prononce une première fois, le 6 août 2008, sur la légalité de l'arrêté tarifaire éolien. La Haute Juridiction n'avait alors pas tenu compte de cette décision communautaire et n'avait pas statué sur ce point. Seule la non consultation du Conseil supérieur de l'Energie avait alors justifié l'annulation de l'arrêté précédent. La bonne administration de la justice a cédé devant le principe de l’économie de moyens.
Dans l'attente de la décision de la CJUE, l'arrêté tarifaire du 17 novembre 2008 demeure en vigueur et les contrats d'obligation d’achat peuvent être signés sur son fondement.
Surtout, par sa décision du 15 mai, le Conseil d'Etat a tenu à se prononcer sur le fond et a validé le niveau de tarif.
La Haute Juridiction a relevé qu'aucune erreur manifeste n'avait été commise « dans l'évaluation de la rémunération moyenne des capitaux immobilisés dans les installations utilisant l’énergie mécanique du vent » compte tenu « des aléas qui s’attachent aux hypothèses de rentabilité des investissements en cause » et « de la diversité des caractéristiques du financement des projets ».
On se réjouit que le Conseil d'Etat ait pris en compte les réalités d'une filière et se soit ainsi prononcé sur le fond, au-delà de la question procédurale de notification à la Commission européenne.
On peut espérer que le nouveau gouvernement saura donner les signaux positifs immédiats en réaffirmant son soutien au développement de la filière. C'est à cette condition qu'il peut espérer respecter les objectifs éoliens du Grenelle et du Paquet « énergie climat ».
La Commission européenne a donné son feu vert pour le projet de prise de contrôle en commun du parc éolien allemand, Borkum Riffgrund I, situé en mer du Nord, par l'allemand DONG Energy Borkum Riffgrund et le danois Boston Holding.
L'opération consiste en l'acquisition, par Boston Holding, d'une participation conjointe à hauteur de 50% dans Borkum Riffgrund I, un parc éolien actuellement contrôlé de manière exclusive par Dong Energy.
Boston Holding ne détient aucun autre intérêt sur les marchés concernés par l'opération sur lesquels Dong Energy est présente. Ces marchés situés sur le territoire allemand englobent la production et la fourniture en gros d'électricité, d'une part, et le développement, la construction et l'exploitation de parcs éoliens, ainsi que la fourniture au détail d'électricité, d'autre part. En conséquence, l'opération envisagée ne poserait pas de problèmes de concurrence, car elle ne modifierait pas la structure du marché.
La Commission est donc parvenue à la conclusion que l'opération n'entraverait pas de manière significative le jeu d'une concurrence effective dans l'Espace économique européen (EEE). L'opération a été notifiée à la Commission Européenne le 29 mars 2012.
DONG Energy Borkum Riffgrund A/S GmbH & Co est contrôlée par l'entreprise danoise DONG Energy A/S. DONG Energy est présente essentiellement dans le nord de l'Europe, dans la prospection et la production de gaz naturel et de pétrole, la production d'électricité et la vente d'énergie.
Le parc de Borkum Riffgrund I comprendra une fois achevé, 77 éoliennes de 3,6 MW, soit une capacité installée globale de 277,2 MW. Cela devrait être suffisant pour alimenter annuellement environ 285.000 foyers allemands en électricité renouvelable. La construction du parc éolien doit débuter en 2013 alors que les premiers mégawatts seront générés à partir de 2014.
** La Commission Européenne a pour mission d'apprécier les fusions et les acquisitions entre entreprises dont le chiffre d’affaires dépasse certains seuils et d'empêcher les concentrations qui entraveraient de manière significative l'exercice d'une concurrence effective dans l’Espace économique européen (EEE) ou une partie substantielle de celui-ci.
La grande majorité des concentrations ne posent aucun problème de concurrence et sont autorisées après un examen de routine. À compter de la date de notification d'une opération, la Commission dispose en général d'un délai maximal de vingt-cinq jours ouvrables pour décider d'autoriser cette opération (phase I) ou d'ouvrir une enquête approfondie (phase II).
Les éoliennes pourraient affecter le climat, par une augmentation de la température au sol durant la nuit ; C'est ce que vient de démontrer des chercheurs sur une période de plus de 9 années en étudiant une région du Texas qui compte 4 parcs éoliens parmi les plus importants au monde.
"La température au sol mesurée autour des parcs éoliens du centre-ouest du Texas a montré un réchauffement de +0,72°C sur la dernière décennie par rapport aux régions voisines, sans parcs éoliens, un effet très probablement causé par la turbulence des pâles des éoliennes qui agissent la nuit comme des ventilateurs attirant l'air chaud des hautes altitudes vers le bas", a déclaré le professeur Somnath Baidya Roy de l'Université de l'Illinois, Urbana-Champaign, et co-auteur de l'étude.
Les résultats ont été publiés dans la revue Nature Climat Change du 29 avril. Le professeur Zhou et ses collègues ont étudié les données terrestres de températures au sol s'étalant de 2003 à 2011, à partir d'instruments d'observation scientifique (MODIS - spectromètre pour imagerie de résolution moyenne) couplés à un système embarqué satellitaire de la NASA : Terra et Aqua.
Sur de vastes superficies, la température au sol dépend étroitement du type de couverture terrestre et de la nature même de la surface. Dans certains endroits, la température au sol varie considérablement le jour et la nuit alors que la température de l'air le fait dans une proportion plus réduite.
Le réchauffement observé par MODIS a eu lieu principalement la nuit. Dans la région étudiée au Texas, la température au sol après le coucher du soleil refroidit généralement plus rapidement que la température de l'air. Mais, comme les éoliennes continuent de tourner, le mouvement apporte de l'air plus chaud au sol et créé ainsi un effet de réchauffement par rapport aux régions agricoles non pourvues d'éoliennes. Les chercheurs s'attendaient à voir l'effet inverse au cours de la journée - un léger effet de refroidissement - mais les données ont montré au contraire un léger réchauffement, ou un effet infime le jour.
"L'estimation du réchauffement s'applique spécifiquement à cette région, et couvre une période où les parcs éoliens étaient en pleine expansion", a indiqué l'auteur principal de l'étude, Liming Zhou de l'Université d'Albany. "L'estimation ne doit pas être considérée comme directement applicable à d'autres régions et paysages, elle ne devrait pas non plus être extrapolée sur une période de temps plus longue, où le réchauffement atteindrait probablement un plateau au lieu de continuer à augmenter surtout si aucune nouvelle éolienne n'était ajoutée. Le réchauffement est également considéré comme un effet local, et n'affecterait pas le climat à une plus grande échelle..."
"Il s'agit d'une première étape dans l'exploration du potentiel des données satellitaires pour quantifier les impacts possibles des grands parcs éoliens sur les conditions météorologiques et le climat", a déclaré Chris Thorncroft, co-auteur de l'étude et Président du département des sciences atmosphériques et de l'environnement à l'Université d'Albany. "Nous élargissons maintenant cette approche avec d'autres parcs éoliens et nous concevons des modèles pour tenter de comprendre les processus physiques et les mécanismes menant à des interactions entre les éoliennes et la couche atmosphérique située près du sol."
A fin 2011, l'industrie éolienne américaine a installé une capacité éolienne globale proche des 47.000 mégawatts, ce qui représente plus de 20% de la puissance installée mondiale et environ 2,9% de toute la puissance électrique des États-Unis. Et rien que dans les 4 dernières années, la capacité éolienne installée a augmenté de plus de 35%, toujours selon les chiffres fournis par l'association américaine de l'énergie éolienne et du ministère de l'énergie.
"L'énergie éolienne sera une partie de la solution au changement climatique, à la pollution de l'air et aux problèmes de sécurité énergétique", a déclaré le Pr. Somnath Baidya Roy. "Comprendre les impacts des parcs éoliens sont essentiels au développement d'une adaptation efficace et à la gestion stratégique pour assurer la viabilité à long terme de l'énergie éolienne."
La société française Eole Water implantée à Sainte Tulle (04), conceptrice de turbines éoliennes capables de récupérer à partir de l'air humide, de l'eau potable veut maintenant commercialiser son offre à destination des collectivités isolées dépourvues ou limitées en infrastructures.
Contrairement aux puits ou forages, l'eau est toujours présente dans l'air. Pour Eole Water, la seule contrainte était de concevoir une technologie fiable, capable de créer et de recueillir cette eau. Au final, l'éolienne WMS1000 a été conçue pour produire de l'eau sans aucune source d'énergie extérieure et est capable de produire journalièrement jusqu'à 1.200 litres d'eau fraîche et portable dans un climat humide.
"Le vent est son unique moteur. Grâce à ses 30kW de puissance installée et usant de l'air comme source d'eau, l'éolienne WMS1000 est parfaitement adaptée pour approvisionner des zones reculées complètement dépourvues d'infrastructures existantes. Il n'y a aucun rejet de CO2, pas de pompage dans les nappes phréatiques ou les sources d'eau de surface. L'impact sur l'environnement est ainsi quasiment nul" indiqué Eole Water dans ses publications.
Afin de démontrer l'efficacité de sa technologie dans des conditions météorologiques difficiles, Eole Water réalise des essais sur la production d'eau potable à Mussafah près d'Abu Dhabi dans les Émirats Arabes Unis depuis novembre 2011. Cette phase de tests est la première étape avant l'implantation définitive sur mât qui devrait intervenir avant le mois de juin 2012.
D'après Eole water, l'éolienne WMS1000 a déjà pu collecter jusqu'à 62 litres d'eau par heure avec un taux d'humidité moyen de 45% et une température moyenne de 24°C.
Par ailleurs, des prélèvements ont été effectués afin de tester la potabilité de l'eau. "Les résultats ont confirmé un niveau de qualité très supérieur aux normes de potabilité requises par l'Organisation Mondiale de la Santé" a précisé la firme française.
Au moment où le paysage énergétique mondial se redessine, le danois Vestas a annoncé avoir installé une capacité globale de 50 GW dans l'énergie éolienne, soit l'équivalent de 46.000 éoliennes ou encore près d'un cinquième de la capacité mondiale totale.
Ce chiffre permet d'après Vestas de générer assez d'énergie renouvelable pour alimenter 9 millions de ménages européens ou d'éviter l'émission annuelle de 55 millions de tonnes de CO2.
Le seuil des 50 GW a été atteint au premier trimestre 2012, avec l'achèvement du projet de Knäred, un parc éolien dans la municipalité de Laholm dans le sud de la Suède. Knäred est un projet de 10 turbines V90-2.0 MW initié par le groupe énergétique allemand E.ON, qui fournira assez d'énergie pour environ 10.000 foyers suédois.
"Les énergies renouvelables sont une pierre angulaire de la stratégie commerciale de E.ON", a expliqué Mark Porter, le Directeur pour le Nord de l'Europe de E.ON Onshore. "Nous avons investi plus de 7 milliards d'euros dans les énergies renouvelables au cours des cinq dernières années et nous allons investir 7 milliards d'euros supplémentaires au cours des cinq prochaines années. Knäred est un excellent exemple de notre orientation vers des fermes éoliennes onshore de grande qualité".
A partir de la fin des années 1970, quand Vestas a commencé à produire des éoliennes, l'énergie éolienne a commencée à être perçue comme une source d'énergie alternative à une énergie dominante et à faire partie du mix énergétique moderne.
La fabrication des éoliennes a augmenté sensiblement en même temps que les innovations technologiques ont entraîné une augmentation de la productivité et la fiabilité. L'énergie éolienne est progressivement devenue de plus en plus compétitive face aux combustibles fossiles comme l'ensemble du secteur travaille à faire baisser le coût de l'énergie pour les clients.
Poussé par l'innovation Ditlev Engel, le PDG de Vestas, a déclaré que les 50 GW démontrent clairement la capacité et la maturité de l'industrie éolienne. "Quand l'industrie éolienne a débuté il y a trente ans, personne n'aurait pu prédire la vitesse considérable des avancées technologiques qui ont entraîné la croissance de Vestas et de l'industrie éolienne dans son ensemble," a t-il précisé.
"L'industrie éolienne fournit aujourd'hui une source d'énergie durable, fiable et compétitive pour des millions de personnes à travers le monde. Chez Vestas, nous sommes fiers d'avoir été un pionnier de l'industrie, et d'avoir mis, durant trente ans, sa connaissance, son expérience et sa passion pour atteindre 50GW installés, qui font une réelle différence pour notre planète et ses habitants" a conclu Ditlev Engel.
La firme américaine General Electric (GE) a annoncé lundi que ses éoliennes de la série 2.5 avaient dépassé un gigawatt de capacité installée dans le monde, soit assez d'électricité renouvelable pour alimenter environ 1,4 million de foyers européens.
"D'ici la fin de l'année 2012, plus de 2.000 éoliennes ayant un rotor de 100 mètres de diamètre ou plus fonctionneront dans 15 pays dans le monde, dont 12 en Europe" a précisé le conglomérat industriel. Et, "près de 1.000 de ces turbines seront des machines de la gamme multi-mégawatt 2.5"
D'ailleurs, GE affiche une certaine fierté pour son type d'éoliennes 2.5. Ce modèle a en effet été sélectionné pour deux des plus grands projets éoliens au monde : la ferme éolienne de Shepherds Flat de 845 MW dans l'Oregon, première utilisation de la technologie 2.5 aux États-Unis ; et la ferme éolienne de Fantanele de 600 mégawatts de CEZ Romania, le plus grand projet éolien terrestre d’Europe.
selon GE, la série 2.5 est constituée des modèles 2.3-94, 2.5-88, 2.5-100, 2.75-100 et 2.75-103 qui fournissent "un rendement et une fiabilité élevés" pour un large éventail de conditions de vent. La famille 2.5 est basée sur les performances éprouvées de l'éolienne 1.5 de GE, la machine la plus largement déployée dans l'industrie éolienne avec "plus de 16 500 unités installées dans le monde."
"La 2.5 est un produit éprouvé, d’abord installée en Europe et créant maintenant une empreinte mondiale," a déclaré Vic Abate, vice-président pour les énergies renouvelables pour GE. "C’est un atout de grande valeur dans notre gamme de produits, dans laquelle nous investissons constamment pour répondre aux besoins changeants de nos clients dans le monde."
Le consortium mené par EDF Energies Nouvelles, en partenariat avec le groupe japonais Mitsui & Co., a été retenu comme « soumissionnaire préféré » par l'ONE marocain (Office National d'Electricité) pour le projet éolien de Taza, d'une puissance de 150 MW.
EDF Energies Nouvelles a annoncé également la création d'une filiale locale, EDF EN Maroc, qui pilotera le développement du Groupe au Maroc.
Situé au nord du Maroc, à l'est de Fès, le projet éolien de Taza sera équipé de 50 turbines Alstom, d'une puissance unitaire de 3 MW. EDF Energies Nouvelles, Mitsui et Alstom alloueront au moins 30% des travaux de construction à des entreprises sous-traitantes marocaines.
Ce nouveau projet de 150 MW, lancé par l'ONE en mai 2011 dans le cadre d'un partenariat public-privé, sera suivi en 2012 par un processus d'appel d'offres complémentaire portant sur 850 MW dont la procédure de pré-qualification est en cours. Avec la volonté de valoriser des conditions de soleil et de vent extrêmement favorables, les autorités marocaines prévoient de réaliser d'ici 2020 un programme d'au moins 2 GW d'énergie éolienne et 2 GW d'énergie solaire.
EDF Energies Nouvelles ouvre également une filiale à Casablanca, EDF EN Maroc, détenue à 100% par le Groupe, afin de piloter le développement des activités éoliennes et solaires dans le pays, en collaboration avec les autorités marocaines et les entreprises locales. EDF EN Maroc et Mitsui vont mener la conception, le financement, le développement et la construction du projet éolien de Taza. Les deux sociétés assureront également l'exploitation-maintenance du parc éolien dans le cadre d'un accord d'une durée de 20 ans.
« Nous sommes très heureux d'avoir la chance de réaliser ce projet éolien de grande qualité, qui représentera la première réalisation d‘EDF Energies Nouvelles au Maroc. Cela démontre la capacité d'EDF EN à développer des solutions locales parfaitement adaptées et à répondre aux besoins des autorités publiques en matière de production d'électricité verte et d'intégration industrielle », a déclaré Fabienne Demol, Directrice des Affaires Nouvelles chez EDF Energies Nouvelles. « La décision de l'ONE concernant le projet éolien de Taza constitue une belle opportunité pour EDF EN d'établir un partenariat de long terme avec le Royaume du Maroc et de participer à la mise en ?uvre de projets renouvelables dans un pays à fort potentiel de développement. »
Un consortium comprenant Marubeni, l'Université de Tokyo, Mitsubishi, Mitsubishi Heavy Industries, IHI Marine-United, Mitsui Engineering & Shipbuilding, Nippon Steel, Hitachi, Furukawa Electric, Shimizu et Mizuho a décidé de participer à un projet expérimental de parc éolien flottant - en mer - parrainé par le Ministère nippon de l'Economie, du Commerce et de l'Industrie.
Le projet expérimental sera composé de 3 éoliennes flottantes ainsi qu'une sous-station également flottante située près des côtes de Fukushima. La première étape du projet devrait commencer en 2012 avec l'installation d'une éolienne flottante de 2MW, reliée par un câble sous-marin de 66 kV à la sous-station. Dans un deuxième temps, 2 autres éoliennes d'une puissance unitaire de 7 MW seront ajoutées au réseau entre 2013 et 2015.
La préfecture de Fukushima s'attend à ce que ce type de projet de démonstration ouvre la voie à une nouvelle industrie dans les énergies renouvelables avec à la clé, de nombreux nouveaux emplois. Cette initiative inédite vise aussi au rétablissement de la région de Fukushima qui a du faire face en 2011 à un séisme de magnitude 9.0 au large de la côte Pacifique du Tohoku au Japon, puis au tsunami qui s'ensuivit, faisant plus de 20 000 morts.
Avec ce projet expérimental, la préfecture de Fukushima espère également développer une industrie éolienne à grande échelle. Le consortium indique également qu'il travaillera de concert avec l'industrie de la pêche locale afin d'aboutir à une commercialisation de ce type projet de parc éolien offshore.
"Nous croyons que la création d'un modèle commercial de parc éolien à travers ce projet expérimental pourra conduire à la mise en place de grandes exploitations éoliennes flottantes à l'avenir" a affirmé le consortium dans un communiqué. "Profitant de l'expérience et des connaissances acquises par ce projet, l'activité pourrait être étendue à l'échelle mondiale et conduire ainsi à l'élaboration d'une nouvelle industrie d'exportation japonaise."
Après l'annonce du choix des offres retenues au terme de l'appel d'offres pour le développement de parcs éoliens en mer au large des côtes françaises, l'entreprise Nass&Wind Offshore qui demeure la seule PME française indépendante parvenue à ce stade de la compétition s'est félicité du succès du consortium formé avec EDF Energies Nouvelles, DONG Energy, Alstom, et WPD Offshore.
En effet, le consortium s'est vu attribuer trois lots sur cinq, dont celui de Saint-Nazaire.
L'entreprise implantée à Lorient indique avoir investi depuis cinq ans près de 12 millions d'euros, dont près de la moitié pour le seul projet du Banc de Guérande au large de Saint-Nazaire (44). Sa contribution a notamment consisté à réaliser des études environnementales et techniques de caractérisation des sites (vent, eau, sol), qui ont permis au consortium d'orienter ses choix et d’affiner son projet industriel.
"L'aventure commence à peine. La route s’annonce longue et pleines de défis à relever mais ce succès nous place d’emblée parmi les principaux acteurs de cette aventure", a indiqué Olivier Schwebel, directeur général de Nass&Wind Offshore. "Avec ces études approfondies et ces mesures précises, initiées dès 2008, nous avons construit le premier étage de la fusée et lui avons fourni le carburant nécessaire pour décoller. Ces données ont en effet permis au consortium de construire par la suite les offres les plus compétitives. Dans ce processus, dans lequel nos partenaires ont eu la plus large part, Nass&Wind Offshore a joué un rôle essentiel. Les relations nouées au démarrage des projets avec les élus locaux, les associations, les usagers de la mer, les riverains et les services instructeurs de l’Etat nous ont également permis d’apporter à nos partenaires un surcroît de confiance dans les chances de voir le projet aboutir et être accepté localement."
"Notre vision du développement de l’éolien en mer en France se trouve confirmée. L’engagement de nos équipes et nos investissements sont récompensés. Notre stratégie a été gagnante. Celle-ci a consisté à fournir des données précises à de grands industriels confrontés au choix de consentir ou non à des investissements se chiffrant en milliards d’euros. Ce succès et l’expérience acquise par nos équipes nous permettent d’envisager avec sérénité notre rôle d’acteur incontournable pour le 2e round et sécurisent le programme industriel de développement de l’éolien flottant en France" a précisé Peter Nass, directeur-général du groupe.
Nathalie Le Meur, présidente du groupe Nass&Wind, a souligné de son côté que "dans ces projets ambitieux pour la France, l’audace et l’innovation sont la condition de la réussite, surtout pour une entreprise comme la nôtre. Tous les acteurs devront avoir à c?ur de faire de nos territoires maritimes, notamment la Bretagne, les Pays de Loire et la Normandie, les vrais bénéficiaires de cette aventure exceptionnelle. Ils devront aussi se souvenir que nos concitoyens n’apprécient jamais d’être tenus à l’écart des décisions."
Alstom a confirmé le plan industriel développé pour le consortium mené par EDF Energies Nouvelles qui a remporté 3 champs de l'appel d'offres lancé par le gouvernement français pour l'installation de 3GW d'éolien offshore en France.
Avec son éolienne Haliade 150, Alstom va devenir l'unique fournisseur du consortium composé d'EDF EN, de l'énergéticien danois Dong Energy, ainsi que des développeurs Nass & Wind et WPD Offshore.
Le consortium a été retenu pour les 3 projets soumis sur les champs de Saint-Nazaire, Courseulles-sur-Mer et Fécamp qui totalisent un volume d'environ 240 éoliennes. Au total, ce projet représentera pour Alstom un montant de commandes de plus de 2 milliards d'euros dont l'enregistrement s'étalera sur plusieurs années.
L'industriel français a indiqué dans un communiqué que les commandes interviendront champ par champ, à partir de 2014, après la conclusion des études de faisabilité et des études d'impact de chaque projet.
Par ailleurs, Alstom créera 1.000 emplois directs et 4.000 emplois indirects, avec l'implantation de 4 usines et un investissement de l'ordre de 100 millions d'euros dans la filière de l'éolien offshore en France.
Alstom confirme également que la mise en ?uvre de ce plan industriel débutera en 2013 avec le lancement du recrutement et de l'installation des premières usines à St-Nazaire et Cherbourg, alors que le démarrage de la production est prévu en 2014. Le nombre d'emplois pérennes générés par ce projet - à travers la sous-traitance française - devrait être de l'ordre de 5.000.
Les usines d'assemblage des nacelles et de fabrication des alternateurs seront localisées à Saint-Nazaire, en bord de quai sur 14 hectares de la zone portuaire de Montoir de Bretagne. Elles emploieront 300 personnes. La production des pales, en partenariat avec LM Wind Power, ainsi que la fabrication des mâts se feront à Cherbourg, où les deux usines représenteront 500 emplois directs supplémentaires. 200 emplois additionnels viendront compléter ce dispositif au sein d'un centre d'ingénierie et de R&D Alstom dédié aux Energies Marines.
"L'annonce des résultats de l'appel d'offres permet à Alstom de confirmer son plan industriel. Ce plan constitue la première étape vers la création d'une filière industrielle française d'excellence dans l'éolien offshore et conforte Alstom dans sa stratégie de développement de l'éolien", a déclaré Patrick Kron, Président Directeur Général d'Alstom.
La production des Haliade 150 de pré-série a débuté à Saint-Nazaire dans un atelier temporaire qui produira une quarantaine d'éoliennes avant la mise en service des usines. La première éolienne Haliade 150 a été installée à terre sur le site du Carnet, près de St-Nazaire pour une série de tests en vue de sa certification. La deuxième éolienne offshore sera livrée à l'automne 2012 en Belgique pour une deuxième phase de tests en mer.
L'ancien président de La Compagnie du Vent, Jean-Michel Germa, actuel Président de Soper - actionnaire minoritaire de La Compagnie du Vent - donne son analyse sur l'échec de GDF Suez à obtenir un lot dans le vaste plan français concernant l'éolien offshore.
"GDF Suez, champion mondial de l'énergie, a perdu l'appel d'offres éolien offshore lancé par le gouvernement et ne réalisera pas le parc éolien des Deux Côtes situé au large de la Somme et de la Seine Maritime. C'est un sévère constat d'échec pour GDF Suez."
"La Compagnie du Vent, leader de l'éolien français, disposait d'une antériorité et d'un savoir faire incontestables pour réaliser, dans les meilleures conditions techniques et financières, avec l'appui de son actionnaire majoritaire GDF Suez, cet ambitieux projet éolien offshore, selon l'organisation qu'elle avait elle-même mise au point depuis 2005. Le montage par lots privilégié et coordonné par La Compagnie du Vent en charge de l'ingénierie pour le compte de GDF Suez, aurait permis d'obtenir une meilleure rentabilité du projet et un tarif de vente de l'électricité plus compétitif, un des trois critères d'appréciation de l'appel d'offres du gouvernement. En privilégiant un montage clé en mains, excluant le leadership d'une société spécialisée dans l'éolien, GDF Suez a choisi une autre stratégie se privant d'un véritable savoir-faire. Elle a finalement bâti un projet plus coûteux qui n'a pas su convaincre."
"Ce différend stratégique est à l'origine de ma révocation de La Compagnie du Vent. Aujourd'hui, ayant été écartée de l'appel d'offres, cette PME est fragilisée sur le plan économique et le projet essentiel sur lequel elle avait travaillé depuis des années ne verra pas le jour. Les relations entre PME et grands groupes, a fortiori dans un secteur clé comme celui de l'énergie, devraient être bâties dans une logique « gagnant-gagnant ». Si une cohabitation équilibrée avait pu s'engager entre La Compagnie du Vent et GDF Suez, les conclusions de l'appel d'offres et le destin de cette PME de Montpellier auraient sans doute connu un épilogue très différent."
"Malheureusement le rapport de force est très inégal dans notre pays. Nous aurions intérêt à nous inspirer du modèle allemand qui favorise le développement de PME et d'ETI (Entreprises de Taille Intermédiaires). Le code allemand des sociétés prévoit en effet que si un groupe prend dans son seul intérêt des décisions préjudiciables aux intérêts d'une PME qu'il contrôle, il doit alors indemniser l'entreprise lésée par cette décision. Ce dispositif protège les PME, les grands groupes préférant plutôt que d'avoir à acquitter des sommes bien souvent conséquentes, développer les actifs des filiales qu'ils contrôlent ainsi que le savoir-faire de ceux qui les ont bâtis et qui sont généralement les mieux à même de les valoriser à long terme. C'est ainsi que les PME allemandes deviennent naturellement des ETI florissantes."
"Une modification de la loi française, inspirée du modèle allemand protégerait efficacement le tissu industriel des PME françaises, plus sûrement qu'un plan de soutien, même doté de milliards d'euros. Je regrette que le projet de parc éolien offshore des Deux Côtes, symbole de l'émergence d'une nouvelle activité industrielle dans notre pays, véritable opportunité économique pour les régions concernées, ne puisse pas se réaliser. Il nous faut aujourd'hui en titrer les leçons et nous interroger sur la mise en place d'un dispositif législatif protégeant nos PME à l’image de ce que nos voisins allemands ont su construire."
Les gagnants du premier appel d'offres pour le développement de capacités de production d'électricité par énergie éolienne offshore et représentant une puissance maximale de 3.000 MW répartie sur 5 zones du littoral ont été dévoilés ce matin par le gouvernement.
Cet appel d'offres a pour objectif de franchir une première étape vers l'objectif de 6.000 MW d'éolien en mer et d'énergies marines à horizon 2020, inscrit dans le Grenelle Environnement.
Cette capacité de production représente environ 1.000 à 1.200 éoliennes, qui fourniront l'équivalent de la consommation annuelle de 4,5 millions de foyers.
Les offres des candidats ont été notées selon 3 critères : la qualité du projet industriel et social (40 %), le prix d'achat de l'électricité proposé (40 %), le respect de la mer et de ses usages (20 %).
La Commission de régulation de l'énergie (CRE) a transmis au Gouvernement le 28 mars 2012 son rapport de synthèse sur l'analyse des offres. La CRE souligne que l'ensemble des dossiers reçus sont de bonne qualité, avec des propositions industrielles solides. Néanmoins, les prix d'achat de l'électricité proposés par les candidats présentent des écarts significatifs et dépassent, dans certains cas, le prix plafond fixé par le cahier des charges de l'appel d'offres.
Le Gouvernement a donc annoncé les lauréats suivants :
Fécamp (Seine-Maritime, 498 MW), lauréat : Eolien Maritime France
Courseulles-sur-Mer (Calvados, 450 MW), lauréat : Eolien Maritime France
Saint-Nazaire (Loire-Atlantique, 480 MW), lauréat : Eolien Maritime France
Saint-Brieuc (Côtes d'Armor, 500 MW), lauréat : Ailes Marines SAS
Le Tréport (Seine-Maritime ? Somme), déclaré sans suite.
La société Eolien Maritime France (EMF), dont les actionnaires principaux sont EDF Energies Nouvelles et Dong Energy Power, énergéticien danois, propose des éoliennes fournies par Alstom.
La société Ailes Marines SAS, dont les actionnaires principaux sont Iberdrola, énergéticien espagnol, et EOLE-RES SA, propose des éoliennes fournies par Areva et des partenariats avec Technip et STX notamment.
La zone du Tréport n'a pas fait l'objet d'une concurrence suffisante, présente le prix d'achat de l'électricité le plus élevé parmi les 5 zones, et entraîne à elle seule une surcharge de l'ordre de 500 millions d'euros pour la Contribution au Service Public de l'Electricité. De ce fait, afin d'éviter une augmentation inconsidérée des factures d'électricité, l'appel d'offres sur la zone du Tréport a été déclaré sans suite.
La sélection de ces lauréats permet dès à présent le déploiement d'une puissance totale de près de 2.000 MW, un investissement de 7 milliards d'euros, et la création de 10.000 emplois industriels directs dans les régions Pays-de-la-Loire, Bretagne, Basse-Normandie et Haute-Normandie.
Des usines de fabrication d'éoliennes (turbines et pâles) seront implantées à Saint-Nazaire, à Cherbourg et au Havre. Des usines d'assemblage et de fondations seront créées à Saint-Nazaire, Brest, Cherbourg et au Havre. Un grand nombre d'industriels déjà présents sur la façade maritime, en particulier les Chantiers de l'Atlantique à Saint-Nazaire, bénéficieront d'importants contrats de sous-traitance. Des centres d'exploitation et de maintenance seront localisés dans 4 ports : La Turballe, Saint-Brieuc, Ouistreham, et Fécamp.
Enfin, un nouvel appel d'offres sera lancé dès le second semestre 2012 pour de nouvelles zones de développement éolien offshore, comprenant notamment la zone du Tréport et la zone de Noirmoutier.
« Cette décision va permettre à la France de poursuivre le développement des énergies renouvelables, qui sont à côté de l'énergie nucléaire l'un des deux piliers de notre politique énergétique. En 5 ans, la capacité éolienne terrestre installée en France a été multipliée par 4, et la capacité photovoltaïque par 200. L'objectif de 6 000 MW de capacité éolienne en mer et d'énergies marines sera lui aussi atteint. Les objectifs fixés dans le Grenelle Environnement sont atteints. Cette décision va aussi conduire au développement d'une nouvelle filière industrielle à vocation mondiale, avec 10 000 emplois industriels créés, et de positionner la France parmi les leaders mondiaux de l'industrie éolienne offshore. Il s'agit d'un double succès, pour notre politique énergétique et pour notre politique industrielle », a conclu Eric Besson.
Les exploitants de turbines éoliennes de grande puissance disposent désormais de plus de 10 ans de retour d'expérience sur les performances effectives de leurs machines.
Généralement réalisés en résine et fibre de verre, les revêtements de des pales sont sujets à différents types d'agressions, d'érosion ou d'encrassement avec le temps pouvant altérer le fonctionnement. Ainsi, le simple encrassement de la pale par l'écrasement d'insectes peut provoquer en quelques jours des pertes de puissance.
En prenant l'exemple d'une turbine de 2 MW, haute de 100 mètres, François Cauneau, professeur de mécanique des fluides au CEP - MINES ParisTech décrit le phénomène suivant :
"On s'est rendu compte assez récemment que l'encrassement des bords d'attaque des pâles de ces turbines par des insectes sur une éolienne installée en campagne quand elle tourne par une belle soirée d'été va ramasser un nombre considérable d'insectes. Alors on pourrait se dire que l'impact n'est qu'esthétique, à la rigueur. Mais, en fait, pas du tout. On s'est rendu compte que l'impact en terme de perte de production était de l'ordre de 20%, 30% voire même 40% dans le pire des cas. C'est dire que les enjeux économiques et industriels sont considérables dans la maîtrise de l'impact de la rugosité, de l'état de surface de ces machines."
Il est donc nécessaire de se doter d'outils permettant d'expertiser les seuils d'évolution acceptables pour ces processus de vieillissement, ainsi que d'évaluer les bénéfices attendus pour les remèdes envisagés : réparations des revêtements, nettoyages, pose d'appendices... C'est ce que fait le groupe Observation, Modélisation et Décision du Centre énergétique et procédés de MINES ParisTech en collaboration avec de nombreux acteurs du monde industriel. Ce travail de modélisation passe aussi bien par la mise au point de souffleries virtuelles, que l'expérimentation in situ.
Cette recherche partenariale prend la forme d'un projet de recherche mené en étroite collaboration avec l'industriel, et cesse dès lors qu'il a acquis le retour d’expérience souhaité grâce à l'aide du chercheur. Les travaux sont alors réinvesti en propriété industrielle chez le partenaire. Le CEP contribue également à la découverte des technologies de rupture qui permettront d’élaborer la nouvelle génération de machines.
La Commission de régulation de l'énergie (CRE) préconise l'attribution à EDF des 5 lots de l'appel d'offres sur l'éolien offshore. Une recommandation qui devrait être discutée cette semaine à l'Elysée.
Les cinq lots de l'appel d'offres du gouvernement sur l'éolien offshore pourraient-ils tous revenir à EDF ? C'est ce que recommande la CRE, même si l'électricien public n'a postulé qu'à quatre des cinq lots proposés par le gouvernement.
EDF, GDF et Iberdrola ont déposé en janvier leurs dossiers pour l'appel d'offres de 10 milliards d'euros pour la construction et la gestion d'un parc éolien marin au large de la Bretagne pour une puissance installée prévue de 3.000 MW.
Cinq champs éoliens ont été retenus par le gouvernement dans le cadre de l'appel d'offres : Tréport (Seine-Maritime), Saint-Nazaire (Loire Atlantique), Saint-Brieuc (Côtes d’Armor), Courseulles-sur-Mer (Calvados) et Fécamp (Seine-Maritime).
Le consortium mené par EDF (avec notamment Alstom) a proposé des offres pour quatre champs éoliens et ne s'est pas positionné sur celui de Tréport, où seul GDF-Suez (en partenariat avec Areva) avait soumis une offre.
Selon des informations parues dans Les Echos, la CRE aurait suggéré au gouvernement d'accorder la totalité des lots à EDF, en déclarant "infructueux" l'appel d'offres du site de Tréport. La raison ? Les coûts de production proposés par GDF Suez seraient supérieurs à ceux du projet EDF.
La CRE évoque notamment l'expertise industrielle en matière d'éolien de Dong, une entreprise danoise qui est l'un des partenaires du consortium EDF. Le régulateur de l'énergie n'a toutefois qu'un rôle consultatif et la décision finale sur l'attribution des lots revient au gouvernement.
Après les révélations de la presse à la veille du week-end, Iberdrola reste « optimiste » quant à l'obtention de lots pour développer des parcs éoliens offshore en France.
Jean-Christophe Chomette, directeur d'Iberdrola Renovables France, profite de l'occasion pour souligner de nouveau deux atouts du consortium établi avec Eole RES : le choix de favoriser une technologie éprouvée, qui s'avère être française, et le portefeuille de projets du groupe au Royaume-Uni. Entretien à quelques jours (heures ?) des résultats de l'appel d'offres.
Enerpresse ? Après la fuite dans la presse du résultat du dossier de la CRE, dans quel état d'esprit est-vous à quelques jours de l'annonce officielle du ou des vainqueurs ?
Jean-Christophe Chomette ? « Avec nos partenaires, nous restons optimistes quant au succès de nos offres sur les zones de Saint-Brieuc et de Saint-Nazaire. Areva, notre fournisseur d'éoliennes, et Technip, notre spécialiste de l'offshore, ont dévoilé leur plan industriel. Usines au Havre pour le premier ; partenariats avec STX et/ou Eiffage Construction Métallique ? l'un ou les deux en fonction des résultats ? pour le second afin de construire les fondations de type jacket des éoliennes.
Notre plan industriel est très abouti. Il fait exclusivement appel à des ressources françaises. Et ce afin de coller au plus près aux modalités du cahier des charges. Pour assurer la construction des parcs sur les deux zones où nous sommes candidats, 4 000 emplois seraient générés par notre consortium. Avec tous ces éléments, nous ne comprendrions pas ne pas obtenir de lot dans le cadre de ce premier appel d'offres. »
En quoi votre offre se différencie-t-elle de celles des autres candidats ?
Jean-Christophe Chomette ? « Certains choix techniques et nos portefeuilles de projets ? celui d'Iberdrola et de notre partenaire Eole RES - à l'export sont les deux grands facteurs différenciants. Parlons tout d'abord de la technique. Si nous avons porté notre choix sur Areva pour la turbine, c'est que ce groupe a une machine de 5 MW éprouvée qui tourne. Son usine d'Allemagne a actuellement en commande 120 unités. Ils ne sont pas nombreux en Europe à proposer une machine de cette puissance éprouvée, seules deux offres existent sur le marché.
Deuxième élément : Technip est assurément « le » spécialiste de l'offshore. Personne ne peut prétendre le contraire... Enfin, troisième élément : le choix de construire les fondations de type jacket chez STX à Saint-Nazaire. En cas de succès de nos offres, les jackets seront réalisées tout ou partie aux chantiers de STX de Saint-Nazaire et chez Eiffage Construction Métallique. Ce qui doit assurer 500 emplois à plein temps. Nous savons que les solutions STX ne sont pas retenues par nos concurrents. »
Quant à l'export…
Jean-Christophe Chomette ? « Nos portefeuilles de projets au Royaume-Uni et en Allemagne donnent une idée de notre capacité à assurer le développement d'une filière industrielle. Iberdrola et RES, notre partenaire britannique dans le consortium pour concourir en France, totalisent près de 17 500 MW de projets éoliens offshore en Europe, dont 12 500 MW pour Iberdrola. Nous avons 9 400 MW de projets au Royaume-Uni dont celui d'East Anglia que nous développons avec Vattenfall. La taille de ce projet ? 7 200 MW, soit 1 400 machines ? donne une idée précise de notre ambition. STX, Eiffage Construction Métallique, etc. sont déjà allés au Royaume-Uni pour étudier les meilleures solutions pour East Anglia. Une usine de turbines d'Areva au Havre s'avère particulièrement bien située pour approvisionner ce vaste projet britannique. »
Mais la prise en compte de cette puissance à l'export ne figure pas dans le cahier des charges…
Jean-Christophe Chomette ? « En effet, rien en ce sens ne figure dans le cahier des charges de l'appel d'offres. Ce qui ne nous a pas empêché de faire état de nos positions dans les dossiers de candidatures. L'export sera indispensable pour pérenniser une filière française. Sans cela, la taille de l'appel d'offres français ? même en comptant le deuxième ? n'assure une activité dans la construction d'équipement que pour 3 ou 4 ans. Et après que vont devenir ces usines ?
En cas de succès de nos offres, Areva sera fatalement associé à la construction des turbines pour le parc d'East Anglia (1 400 machines), situé au sud-est de l'Angleterre. Nous prévoyons le démarrage de la construction de ce parc en 2014/2015 au rythme de 200 turbines par an. »
Justement, votre choix du fournisseur des turbines pour East Anglia est-il arrêté ?
Jean-Christophe Chomette ? « Pas encore. Notre choix dépend du résultat de l'appel d'offres français. Ce qui est d'ores et déjà sûr c'est qu'il y aura plusieurs fournisseurs, la taille du projet l'impose. Ce qui est également sûr, c'est qu'Areva sera sollicité si nous obtenons des lots en
France. »
Dans une étude de 2009, le Syndicat des énergies renouvelables (SER) estimait que la rentabilité minimale des projets éoliens offshore devrait être comprise « entre 10 % et 12 % (1) ». C'est un objectif ?
Jean-Christophe Chomette ? « Nous ne pouvons bien sûr pas communiquer les données économiques de nos offres. Des retours sur investissement de cet ordre nous semblent toutefois nettement surévalués. »
En France, Iberdrola Renovables n'intervient que dans l'éolien. Quel est votre bilan 2011 dans l'éolien à terre ?
Jean-Christophe Chomette ? « Iberdrola est présent dans l'éolien en France depuis 9 ans. Nous gérons 320 MW. Fin mars nous avons inauguré un parc de 10 MW. Notre équipe est composée de 40 collaborateurs. Nous disposons également d'un portefeuille de projets totalisant une puissance comprise entre 700 MW et 800 MW. »
Êtes-vous inquiet du recours de l'association Vent de colère devant le Conseil d'Etat sur l'arrêté tarifaire de 2008 ?
Jean-Christophe Chomette ? « Bien sûr, nous sommes extrêmement inquiets de cette attaque. Si l'arrêté tarifaire de 2008 était annulé, il ne ferait plus de doute que l'objectif des 19 GW en éolien à terre ne sera pas atteint en 2020. D'autant que nous ne sommes déjà pas sur le bon rythme annuel.
D'ores et déjà, de nombreux parcs en devenir ne pourront être installés dans l'attente d'une nouvelle tarification. J'ajoute également que la réglementation sur les stations « météo » nous oblige à réévaluer notre portefeuille de projets. Tout cela fait que l'on prend du retard sur les objectifs. À force, certains opérateurs pourraient même être tentés de lever le pied. »
Propos recueillis par Philippe Rodrigues
(1) - Etude comparative de la rentabilité des projets éoliens en mer en Europe ? France Energie Eolienne (SER) ? Juil. 2009.
... pétrolière- gazière .Et par ailleurs cofondateur de SABELLA qui a expérimenté la première hydrolienne sous-marine française Les manifestes écologistes actuels sur l?utilisation des énergies développées par les mouvements de l?eau sont historiquement basées sur l?énergie des cours d?eau et des moulins ?.Mais l?idée d?utiliser la mer est moins ancienne?Des références historiques...
A l?heure où les prix du pétrole explosent, où l?énergie nucléaire se voit de plus en plus contestée après la catastrophe de Fukushima, les sources d?énergies que la mer peut offrir avec ses courants intéressent de plus en plus chercheurs et industriels Contrairement aux éoliennes parfois accusées de gâcher le paysage, les hydroliennes sont par définition invisibles puisqu?elles sont sous...
... du dernier sommet franco britannique un accord pour que le Raz Blanchard soit exploité par des hydroliennes et l'Ile d'Aldernay alimentée par cette énergie renouvelable de la mer .....Le Daily News de mer-veille.com développe et croise les informations parues ldans The Guardian et Renewable Energy World le 9 mai 2012.
Bonjour, Une démonstration d?un nouveau prototype d? Hydrolienne se déroulera au mois de mai dans les bassins d?IFREMER de Boulogne sur mer. A la suite de ces essais, l? association Le PORTEL CITOYEN en partenariat avec EELVBM organisera une soirée- débat sur les énergies renouvelables, principalement marines. Nous vous invitons à participer à ce débat qui se déroulera le Vendredi 11 Mai...
Lorient (France U.E) Jeudi 03/05/2012 energiesdelamer.blogspot.com par Brigitte Bornemann Avant de poser une éolienne ou une hydrolienne en mer, il convient que les futurs opérateurs s'assurent que les sites qui seront exploités sont sans risque ou ne présentent pas d'intérêt archéologiques sous-marines conformément au code du Patrimoine (Ordonnance n° 2004-178 du 20 février 2004) titre...
Une demande d'informations en vue d'exploiter le potentiel français d'énergie des courants marins par les technologies d'hydrolienne a été mise en ligne le 12 avril 2012 par le ministère chargé de l'Energie.
Eric Besson a lancé une demande d?informations en vue d?exploiter l'énergie hydrolienne sur les côtes françaises. Le gouvernement souhaiterait pouvoir lancer un appel d?offres commercial pour les hydroliennes sous-marines, du type de celui conduit pour l?éolien offshore d'ici 2 ans. Le ministre chargé de l?Industrie, de l?Energie et de l?Economie numérique, a lancé le 13 [...]
Avant de poser une éolienne dans votre jardin, ou une hydrolienne à la place du casier à homards de votre grand-père, il serait sage que vous consultiez une carte des vents ou du courants marins. Ces informations conditionnent évidemment le succès de votre entreprise, si vous voulez revendre de l?électricité à EDF. Mais au-delà de [...]
... dans l'hydrolien avec le parc EDF EN de Paimpol Bréhat, qui équipé du démonstrateur Arcouest, l'hydrolienne d'OpenHydro ( ICI ) La région Bretagne co-finance avec les collectivités locales l'organisation annuelle des "Journées découvertes des énergies de la mer" à la Cité des télécoms et au Planétarium à Pleumeur Bodou, à la maison du littoral à Perros Guirec ... où durant deux...
source: le portail de l'économie, des finances et de l'industrieconformément à la feuille de route pour les technologies hydroliennes annoncée le 19 mars 2012 par le Ministre chargé de l'Industrie, de l'Energie et de l'Economie numérique (...)
Eric Beson - Ministre de l'Industrie, de l'Energie et de l'Economie numérique ? a annoncé, vendredi, la mise en ligne d'une demande d?informations en vue d?exploiter le potentiel français des courants marins par des technologies hydroliennes.
... « en vue de d?exploiter le potentiel français d?énergie des courants marins par les technologies d?hydroliennes ». La rubrique web dédiée par le ministère de l?Economie à l?hydrolien , intitulée « Déploiement commercial de l?énergie hydrolienne sur les côtes françaises », précise: « La réponse à la demande d?informations peut être une réponse formulée par un seul opérateur...
... les énergies nouvelles. Et c'est, par bonheur, le cas ...! http://www.enerzine.com/7/13828+energie-hydrolienne---le-gouvernement-a-besoin-de-vous+.html
Le ministère en charge de l'Energie a mis en ligne vendredi 13 avril une demande d'informations "en vue d'exploiter le potentiel français d'énergie des courants marins par les technologies d'hydrolienne". Cette demande d'informations s'inscrit dans le cadre de la feuille de route annoncée le 19 mar...
Dans l'objectif d'exploiter le potentiel français d'énergie des courants marins par les technologies d'hydroliennes, le gouvernement a annoncé vendredi dernier la mise en ligne d'une demande d'informations sur internet. La demande d'informations ( www.economie.gouv.fr/hydrolien ) constitue la deuxième étape de la feuille de route pour les hydroliennes présentée par le Ministre de...
Vendredi 13 avril, le Ministre chargé de l'Industrie, de l'Energie et de l'Economie numérique, Mr Eric BESSON, a annoncé la mise en ligne à compter d'hier, d'une demande d'informations en vue d'exploiter le potentiel français d'énergie des courants marins par les technologies d'hydroliennes.
Afin de mettre en oeuvre la feuille de route pour les hydroliennes annoncée le 19 mars, Eric BESSON, Ministre chargé de l?Industrie, de l?Energie et de l?Economie numérique, a réuni la semaine dernière l?ensemble des services de l?Etat concernés, en particulier la Direction générale de l?énergie et du climat et Réseau de Transport d?Electricité (RTE). Le Gouvernement souhaite être en...
Afin de mettre en oeuvre la feuille de route pour les hydroliennes annoncée le 19 mars, Eric BESSON, Ministre chargé de l?Industrie, de l?Energie et de l?Economie numérique, a réuni la semaine dernière l?ensemble des services de l?Etat concernés, en particulier la Direction générale de l?énergie et du climat et Réseau de Transport d?Electricité (RTE). Le Gouvernement souhaite être en...
Le Ministre chargé de l'Industrie, de l'Energie et de l'Economie numérique, Eric Besson a réuni mercredi l'ensemble des services de l'Etat concernés, en particulier la Direction générale de l'énergie et du climat et Réseau de Transport d'Electricité (RTE) dans l'objectif de mettre en ?uvre la feuille de route pour les hydroliennes annoncée le 19 mars. En effet, sur le même modèle que...
La semaine dernière, le Conseil Régional de Bretagne a adopté les statuts de l?association qui va porter le projet France énergie marine (FEM). Cet institut de recherche, labellisé « institut d?excellence sur les énergies décarbonées », a pour but de développer et d?exploiter le potentiel que constituent les diverses énergies marines : éolien en mer, énergie hydrolienne, énergie [...]